Cette page a une évaluation moyenne de %r sur un maximum de 5 étoiles. Au total, %t évaluations sont disponibles.
Évaluation (%t)
Temps de lecture 4 minutes Temps de lecture 4 minutes
Créé le 17.09.2019

Aborder le changement avec curiosité et courage: comment réussir

Le changement implique toujours de nourrir un sentiment de joie vis-à-vis de la nouveauté, même en cas de rejet dans un premier temps. Ueli Gerber, expert de la gestion des changements, livre ses conseils pour aborder le changement avec curiosité et courage.

La transformation numérique amène son lot de changements au sein des entreprises. Concrètement, cela fait du changement le compagnon des collaborateurs au quotidien. Ils ont ainsi une opportunité de se développer de manière continue. Le collaborateur parfaitement formé dès le départ et qui le reste au fil des ans n’existe plus. Les atouts sont dans les mains de ceux qui abordent le changement avec curiosité et courage. 

Voici ce qui se produit lorsque nous sommes confrontés à des changements.

Ce n’est pas un problème quand on est peu concerné ou que le changement est le but que l’on vise soi-même. En revanche, l’évolution est bien plus difficile lorsqu’elle entraîne maux de tête ou d’estomac. Nous passons alors généralement par les phases suivantes. 

Phase 1 – Le pressentiment

Un changement se profile à l’horizon. On voit bien que quelque chose est à l’œuvre. Le corps réagit avec agitation et les sautes d’humeur apparaissent. On se demande comment on doit gérer les choses. Exemple de la numérisation: «Je me rends compte que beaucoup de choses vont changer dans mon travail.»

Phase 2 – Le choc

Il s’agit en fait d’un changement qui désoriente. L’anxiété se diffuse et la stupéfaction entre en jeu. Exemple de la numérisation: «Depuis aujourd’hui, je sais que je vais devoir reprendre d’autres activités.» 

Phase 3 – Colère et défense

La réalité du changement n’est pas acceptée. On se rebelle et on nourrit l’espoir que tout restera comme ça l’est aujourd’hui. Exemple de la numérisation: «Cela peut prendre un moment avant que ce soit introduit.» 

Phase 4 – Acceptation rationnelle - frustration

La rébellion n’a servi à rien. Le changement est inéluctable. En parallèle naissent des doutes quant à ses propres capacités: «Est-ce que je vais y arriver?» Le mot d’ordre: si changement il doit y avoir, autant que ce soit tout de suite. Fermer les yeux et foncer! Exemple de la numérisation: «Est-ce que je suis capable d’assumer ces tâches? – Oui, j’y ai été bien formé.» 

Phase 5 – Acceptation émotionnelle - tristesse

On reconnaît qu’il n’est pas possible de faire marche arrière. On doit faire ses adieux au passé, en s’en émerveillant encore une fois. Exemple de la numérisation: «Notre travail dans l’ancienne équipe était chouette.» 

Phase 6 – Ouverture-curiosité

L’énergie s’oriente vers quelque chose de nouveau. Les pensées gravitent autour du futur et des nouveaux objectifs. Exemple de la numérisation: «Si je peux réussir à faire ce qui est nouveau, alors de toutes nouvelles opportunités s’offrent à moi.»

Phase 7 – Intégration de la nouveauté

L’expérience positive de la gestion du changement crée de la confiance en soi. On identifie les possibilités de choix dans la nouvelle situation et elles sont motivantes. L’état d’esprit général et l’estime de soi s’améliorent. Exemple de la numérisation: «J’ai pris les choses en main et je suis content d’avoir franchi cette étape.»

Conseils sur la gestion du changement (impopulaire)

Que pouvons-nous faire concrètement quand un changement que nous accueillons avec beaucoup de scepticisme s’annonce? Voici quelques conseils à suivre pour y parvenir:

Saisissez l’opportunité en affichant courage et esprit pionnier

Saisissez l’opportunité de structurer et de contribuer au changement en affichant courage, curiosité et confiance en vous. Prenez des responsabilités et agissez avec un esprit pionner au lieu d’attendre et de vous demander ce qu’il va vous arriver. 

Cherchez du soutien auprès d’un partenaire conseil

Ne faites en aucun cas l’autruche. Penchez-vous sur la situation et la question du changement. Cherchez du soutien, par exemple auprès de votre supérieur ou dans votre entourage. Discutez avec votre partenaire conseil et recherchez des solutions.

Quittez votre zone de confort.

Le changement implique aussi toujours de sortir de sa zone de confort. Le fait de se développer et de se perfectionner permettent de relever les défis futurs. Adoptez donc une approche proactive vis-à-vis du changement.

Ne vous voyez pas comme une victime

Vous emprunterez ainsi un chemin positif en ne vous considérant plus comme victime du changement mais en l’acceptant et en étant prêt à faire bouger les choses. En faisant preuve de responsabilité personnelle, vous pourrez structurer le changement et n’avez pas besoin de le laisser vous diriger. Réfléchissez aux avantages de la situation. Posez-vous par exemple la question suivante: comment se présenterait votre vie professionnelle si vous décidiez d’embrasser le changement dès maintenant? Ou alors, optez pour la négative: comment sera-t-elle si rien ne change?

Fixez-vous des objectifs

Fixez-vous un objectif, car c’est uniquement si vous percevez un avantage pour vous dans le changement que vous pourrez vous motiver. La gestion du changement constitue toujours un travail sur soi-même. Certes, les changements viennent généralement de l’extérieur. Toutefois, il n’appartient qu’à vous de changer, d’accepter la situation et de la prendre en main.

À propos de l’expert

Ueli Gerber est formateur en gestion et coach business dans la société de conseil Gerber&Partner. Il est expert dans les domaines de la gestion commerciale, du leadership et du changement, ainsi que du développement d’équipe. Il donne notamment des conférences motivantes et anime des ateliers stratégiques et de grands groupes.

Vous pouvez évaluer la page en attribuant 1 à 5 étoiles, les 5 étoiles constituant la meilleure note.
Évaluation (%t)

Ceci pourrait également vous intéresser